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LA FOSSILISATION DU SAVOIR ET LE SCHEME PROPHETIQUE

un probleme religieux que l’on observe aussi en science.

La science est confrontée au réel. L’humanité construit, à partir de la logique, des catégories et des constructions symboliques pour rendre intelligible le réel. Ces constructions ont une capacité d’explication qui fonctionne au moins partiellement. Mais ces schémas ne sont jamais qu’une construction imparfaite. Ce que va faire la science, c’est de continuellement confronter les résultats au réel, pour y arrimer la connaissance, par le moyen de tests et d’experiences. Même ainsi on voit que la démarche scientifique nécessite de periodiquemlent renouveller l’infrastructure générale de la construction symbolique par des « révolutions scientifiques ». Une révolution scientifique marque la fin d’un moment où la science s’est arcboutée sur un formalisme de constructions symboliques, en apparence logiques, mais qui ne fonctionnent plus avec les nouvelles expériences e surtout freine les nouvelles construction. Ces révolutions viennent renouveler, simplifier les anciennces constructions symboliques, devenues complexes et bancales. On se rend compte qu’on avait un ensemble devenu trop arrangé, trop branlant et que paradoxalement l’irruption du réel vient simplifier. il faut souvent une génération pour que l’humanité intègre la révolution scientifique.

La religion aussi est confrontée au réel, en particulier social, donc à la nécessité d’explication du texte et de renouvellement de la jurisprudence. Cette confrontation se fait y compris au réel du texte saint, qui lui resiste étonnament bien au passage du temps. Ainsi l’on créé des tafsirs, de la paraphrase et surtout l’on essaye de définir des catégories sur lesquelles on peut appliquer de la logique. Cet effort de compréhension subit lui aussi le passage du temps : la necessité de jurisprudence avec l’évolution de la civilisation humaine, et la construction d’interpretations religieuses. Là aussi se forme une structure de constructions symboliques, que ce soient sur les termes du texte ou bien sur la morale, la loi, qui elles aussi à leur tout deviennent bancales et contestées par le réel. Comment expliquer la tendance conservatrice du religieux ? Le prêtre, le rabbin, l’imam autonome, ancré dans sa population et guidé par sa connaissance, va constamment adapté son discours en devenant conseil, service, assistance parmi ses frères, cette approche autonome, communale, fonctionne, s’adapte. Mais plus il y a de constructions hiérarchiques, plus les symboliques sont ancrées dans le bati, le corps mort du religieux. Opposé aux corps vivant des croyants et à la vivacité de la parole prophétique, qui forme son assemblée (jama’a, ekkelsia, synago). A l’opposé, plus les religions revetent d’importance politiques pour la structure du monde (cad la structure sociale), plus elles vont devenir abstraction, symbole, resistants à la critique du réel (devenu « dictature de la vérité » dans leurs termes), et se fossiliser en idéologie de pouvoir. Jusqu’à justuifier des guerres. Le terme « sépulcre blanchi » utilisé par Jésus est d’une ironie acide, en ce qu’il décrit à la fois la fossilisation du religieux : du religieux mort, et son ancrage dans le sacrifice, le culte des morts, cad la violence sociale, autoritaire, des structures de pouvoir.

Parenthèse. J’avais du mla à situer l’ésoterisme dans tout ça : le souffisme, l’alchimie, etc. On voit bien que ces mouvements introduisent de l’intelligence, manient les symboliques avec plus de souplesse, et produisent leur propre materiel textuel, des constructions symboliques utilisées comme telles. Cependant elles perdent la litteralité du texte et ont un rapport au réel, prisonnier de leur propre symbolique, qui souvent manque de corps social. L’esoterisme semble instituer un middle ground utile pour les cercles de reflexion. En constatant la dualité de la fossilisation du savoir et l’autoritarisme appuyé sur cette structure, ils refont des constructions symboliques à mi chemin entre celles du moment et un « éternel métaphysique » assez idéel. L’idéalisme apporte la souplesse necessaire à ‘lintelligence pour survivre et répondre aux enjeux des réels. Il peut y avoir un esoterisme populaire, revolutionnaire, mué par la necessité de renverser la structure autoritaire, comme un ésoterisme de pouvoir, manié par les cercles de reflexions qui sont necessaires au pouvoir. On pensera à TENET, acronyme chrétien voyageant dans les légions romaines. Ce qui manque à mon sens ici, c’est de sortir du symbolisme, qui continue d’emprisonner l’ésoterisme. les formes poétiques semblent plus riches et porter une critique plus profonde.

Le mouvement prophétique est autre. On remarquera que les moments fondateurs du religieux monothéisme sont ancrés dans une base sociale populaire et en conflit avec les stuctures de pouvoir. La réponse monothéiste est alors formée de conflit, exil et reformulation du texte sacré, à une époque ou le religieux est la structure idéologique du monde. La critique propéhtique opère alors une démystification des textes et du religieux, ancrées dans un refus réel et pratique des structures de pouvoir. Relecture, démystification et critique sociale. Pour donner un exemple moderne, il y a de la critique prophétique dans la demarche situationiste. Ainsi Abraham va se confronter à la cité état mésopotamienne (peut etre à cause du sacrifice humain ?), fonder une caravane araméenne sur le départ et réécrire les textes mésopotamiens, désormais libérés du fantastique. Moïse se confronte au Pharaon égyptien et emmène les immigrés d’Avaris (Pi Ramses) dans le désert avec une reformulation de la morale en loi. Jésus, en plein conflit colonial judéo romain va se confronter à la prétrise herodienne compradore et appliquer la critique prophétique au monothéisme lui même (dans la tradition propéhtique des banu Israel) et à la structure clericale. Son message va décupler l’expansion du judaisme et nourrir les révoltes juives (particulierement celle dite de Kitos). Muhammad va se confronter au mercantilisme mecquois, formuler une critique sociale du mercantilsme, fonder une nouvelle société à Yathrib et fournir une deuxième critique interne du monothéisme, un renouvellement capable de résoudre ses questionnements et de confronter les empires de son époque. Le règne de l’Islam sur l’humanité de 750 à 1150 marque l’accomplissement de l’antiquité et du religieux comme idéologie humaine.

Demarre ensuite dans les croisades une nouvelle époque, qui va marquer l’expansion européenne, l’accumulation primitive du capital (colonialisme à l’exterieur de l’europe et privatisation des communs à l’interieur), où le navire et la plantation plantent un nouveau fontionnement du monde. Construction des états nations avec le capitalisme pour nouvelle forme idéologique en construction. Les sciences elles, ancrées dans la critique du réel, vont continuer à se developper à travers le monde occidental comme elles l’avaient fait dans le monde musulman. Il est interessant que la fin du capitalisme soit marquée par un renouveau spirituel, qui manque encore sa forme prophétique (méfiez vous d’ailleurs des pseudo prophètes et pseudo messie qui accompagnent l’ecroulement de la structure). Il m’a ainsi paru historiquement interessant de chercher dans les outils critique du capitalisme, la dialectique historique, l’anthropologie anarchiste, si on peut y trouver des moyens pour poursuivre la critique prophétique, et situer historiquement le monothéisme comme irruption dans la pensée des « communismes primitifs » que ces recherches ont plus ou moins mis en valeurs, tout en étant hébreu, araméens et arabes, ce que la critique a completement oublié. Peut-on renouveler l’arch ennemi du capitalisme autoritaire : formuler un judeo-bolshevisme qui permette de rassembler plus largement, et soutenir la la resistance humaine contre l’oppression par une démarche ethico pratique, qui se permet d’aborder le champs spirituel. C’est ce que nous essayons de faire au collectif attariq.

Pour la science ça fonctionne assez bien, puisque la recherche a intégré que la carte n’est pas le territoire. On va même jusqu’à ausculter tout l’univers proche pour rechercher les moyens de bousculer sa structure. Dans l’organisation sociale c’est beaucoup plus compliqué puisque la classe qui dirige la structure se bat pour continuer sa domination. Ce qui est surement une des raisons du maintien dans le ciel des idées des définitions comme carcan des structures symboliques, occultant les mouvements du réels qu’elles décrivent.

Marx pose qu’une révolution a lieu quand l’organisation des forces productives déborde les structures politiques : une révolution a lieu au moment où elle est déjà à peu près accomplie, dans la praxis humaine (l’organisation sociale du travail sur le monde). Est-ce que le monothéisme, en developpant une ethique et une pratique d’entraide et de reformation du lien entre nous peut apporter quelques pierres à la resistance ? En renouant avec l’habitus tribal des bédouins arabes, des arbres à palabre africains et des assemblées commanche, pour rassembler les sentiments confus d’un ordre du monde injuste dans des points d’ancrage de solidarité locale.

Liens annexes

  1. j’ai préféré employer « révolutions scientifiques » que changement de paradigme, ayant en mémoire la critique sur Kuhn de l’article ci dessous paru dans la recherche. invoquant l’importance du réel. l’article est disponible gratuitement en regardant une pub, et il vaut vraiment le coup des 15s de pub https://www.larecherche.fr/une-vision-corrosive-du-prog%C3%A8s-scientifique
  2. Le collectif chrétien anastasys s’est donné des buts similaires, et des groupes juifs aussi marqués par le besoin de justice sociale sont en train d’émerger. Dont Tsedek.
  3. Sur l‘aliénation en philosophie. avec la clarté de Tertulian.
  4. La démystification, critique sociale du monothéisme, initiée par Abraham ?
  5. Sur l’accumulation primitive, lire Alain Biehr
  6. Le Hilf al Fudhul, confrontation originel de l’Islam à la destruction du lien social par le mercantilisme.

Vers une victoire palestinienne ? Genocide, Insurrection et Ethique, une breche ouverte dans la muraille

Introduire cet article par un hommage à l’insurrection dans les camps. Non pas pour pour tirer un anachronisme entre deux époques, mais exprimer dans le cadre de ww2, qui reste la constitution de notre imaginaire mythique, ce qui se passe à Gaza : pourquoi personne ne nous avait raconté les insurrections dans les camps de concentration ? S’ensuit les résultats de l’offensive palestinienne que tout le narratif sur les bébés morts s’emploie à masquer : personne ne semble réaliser les points marqués sur le terrain. Pour finir, tenter une sortie du sacrificiel : quelle religion porte la victoire de l’ethique ?

L’INSURRECTION JUIVE

On présente toujours les juifs comme un peuple conduit à l’abattoir sans resistance. c’est faux, il faut leur rendre l’honneur de la resistance et de l’insurrection.

Et se demander pourquoi on les a présenter comme un peuple sans défense, alors qu’ils ont participer activement à l’effort de guerre sur les arrières. Pourquoi le culte des victimes l’emporte dans les récits sur le droit à l’insurrection, et les victoires materielles ?

LA RÉSISTANCE DANS LES CAMPS

Dans certains camps nazis, malgré des conditions des plus défavorables, des prisonniers juifs réussirent à organiser la résistance et des soulèvements. Les travailleurs juifs survivants s’insurgèrent dans les centres de mise à mort de Treblinka, Sobibor et Auschwitz-Birkenau. Dans le premier, ce sont environ 1 000 prisonniers qui participèrent à la révolte. Le 2 août 1943, ils s’emparèrent de toutes les armes qu’ils purent trouver — des pioches, des haches, et quelques armes à feu volées dans l’armurerie — puis mirent le feu au camp. Environ 200 parvinrent à s’échapper. Les Allemands en reprirent et abattirent environ la moitié.

Le 14 octobre 1943, des prisonniers de Sobibor tuèrent 11 gardes SS et auxiliaires de police, puis mirent le feu au camp. Environ 300 prisonniers s’échappèrent en ouvrant une brèche dans les barbelés.

Il y eut d’autres soulèvements à Kruszyna (1942), Minsk-Mazowiecki (1943) et Janowska (1943). Dans des dizaines de camps, les prisonniers organisèrent des évasions afin de rejoindre des unités de partisans. Certaines aboutirent, comme dans le camp de travail de la rue Lipowa, à Lublin.

La suite ici : https://www.fondationresistance.org/documents/cnrd/Doc00157.pdf

LES INSURGES (DEFIANCE 2008) https://www.dailymotion.com/video/x2lbmnc

en dehors d’une légère imagerie sioniste en arrière plan, ce film est très important. il raconte comment une poignée de juifs a réussi à prenre le macquis et tenir la dragée haute à l’armée allemande, rajoutant un fort groupe de partisans en support de l’armée rouge sur les arrières gardes de la wermacht, et comment cette resistance armée a sauvé ses participants .

ce film montre aussi que dans la rupture de la normalité,des personnes qui paraissaient criminels, ici des contrebandiers, se révèlent être les humains dignent de confiance.

LA VICTOIRE PALESTINIENNE


Il faudra revenir sur l’analyse détaillée de l’operation du 07 octobre, quand on aura suffisemment d’analyses completes de l’opération militaire et des morts civiles qui y sont liées. Un article est en préparation.

Le demarrage du génocide de Gaza, envisagé et mis en place trop rapidement après le 07 octobre, montre qu’il était déjà pensé et que l’arbre tombe du côté où il penche. la resistance n’a fait que précipiter ce qui avait déjà lieu a petit feu, en Cisjordanie et à Gaza.

Un axe d’analyse pourait être de comparer les objectifs du front unifié palestinien et de l’armée d’occupation.

Objectifs Palestiniens

1. faire un maximum de prisonniers pour les échnagers contre les palestiniens dans les geoles de l’occupation. Des premiers échanges ont eu lieu. Révélant au monde la présence d’enfants dans les geoles. Et choquant le monde sur la difference de traitement entre les otages palestiniens et les prisonniers arbitraires palestiniens. Cependant les forces d’occupation ont depuis arrêté autant de palestiniens qu’ils en ont relaché. Les palestiniens demandent maintenant un échange global : tous les prisonniers de guerre contre tous les prisonniers palestiniens. Ce sujet divise la société israélienne et cause de nombreuses manifestations.

2. Mettre un stop à la situation terrible en cosjordanie, ou plus de 200 palestiniens dont 70 mineurs ont été assassinés par l’armée d’occupation et les colons en 2023 avant le 07 octobre. La situation a empiré depuis.

3. Montrer qu’il n’y ni defaite ni ni mpuissance des palestiniens, mais que la resistance continue. et qu’en conséquence ils doivent etre respectés. Le statut de victime sans defense cette année n’a fait que renforcer la violence et ammenanit à enteriner la situation palestinienne racontée ici : Des rapports de dominations en Palestine occupée . On le verra plus bas, l’état sioniste est aujourd’hui dans une situation intenable et son avenir à moyen terme est remis en cause.

4. Mettre en opposition les régimes et la rue arabe. La questions palestinienne rejoint dans ces pays les questions sociales et politiques. La lutte palestinienne et le génocide de Gaza vont ils exarceber un nouveau printemps arabe ? Les régimes jordaniens et égyptiens étaient dans une situation très tendue au début de la révolte, mais les choses semblent enterrées depuis. Va-t-on voir un nouveau printemps arabe ? Rien ne le dit pour l’instant. La normalisation de l’état sioniste et des pays arabe a pris un grand coup. Si des régimes comme l’Arabie Saoudite ou les Emirats assument de continuer leurs relations, celles ci sont remises en question partout ailleurs. La normalisation est remise en cause par la lutte et la réaction génocidaire.

5. Jouer sur les dissensions politiques interne de l’état sioniste. Haaretz titre aujourd’hui que le seul responsable de l’opértion c’est Netanyahu. ils ont bien compris que l’escalade cette année n’a pour seul but que de masquer les changements de constitution et la corruption.

6. Remettre en cause la place de l’état sioniste dans les échanges mondiaux. La remise sur la table de la question palestinienne, la remise en question de l’invicibilité israélienne remettent en cause sa position dans les nouvelles routes de la soie et sa capacité à les protéger. Le projet de canal semble compromis sans une victoire sur Gaza qui ne vient toujours pas après deux mois et semble irréaliste à toutes les chanceleries.

Objectifs Sionistes

  1. Détruire la bande de Gaza. Les sorties génocidaires des ministes ne sont plus à rappeller tellement elles sont choquantes et formalisent l’intention de génocide.
  2. Cet objectif permettrait surtout la mise en place du canal évoqué ci dessus. On a donc un grand projet inutile de plus, construit le génocide d’un peuple.
  3. Pareil pour le Gaz de Gaza. Un gisement énorme off shore. A l’heure de blocus des gisements, l’état sioniste pourrait capturer celui-ci par le génocide et l’utiliser pour répondre aux besoins européens. Derrière la guerre à Gaza : gaz, pétrole et pipelines.

La Situation de l’état colonial

La situation de l’état colonial, et maintenant génocidaire, était en situation de normalisation, elle n’a jamais été aussi catastrophique qu’après la confrontation avec les palestiniens et leurs soutient dans la région. L’armée d’occupation ne tient ni à Gaza ni sur la frontière libanaise qui a du être évacuée. La situation à moyen terme de l’occupation est mise à mal. Redisons le. L’armée d’occupation ne rentre dans les extrémités de Gaza city qu’au prix d’énormes pertes en chars 🔻.

Gaza peut devenir le Stalingrad sioniste. Un combat ou les ruines deviennent protection et où le courage prevaut sur les moyens. Les Merkava IV🔻 sont progressivement remplacé par les III, les troupes d’élite🔻par la reserve. Et tojours aucune réponse n’est opposée pour rendre le nord viable, ce qui interroge les medias israéliens. Au rythme des pertes matérielles, leur armée n’aura rapidement plus les moyens de faire face à une guerre de haute intensité.

Donc les américains interviennent, envoient les mercenaires d’ukraine sur place, négocient la trève avec le Qatar, veulent imposer la paix après pour éviter une escalade avec l’Iran dont les prémices lui coutent déjà très cher en en materiel et en hommes en Iraq et en Syrie. L’autonomie du gouvernement sioniste est en train de fondre à vue d’oeil. Les ministres fascistes menacent de demissioner🔻 si la guerre ne reprend pas après la trève. Il n’est pas sur que les américains les laissent jouer à nouveau avec une escalada régionale, voir mondiale.

La crise est profonde. En un mois ils sont passé d’une victoire definitive à la remise en cause du projet sioniste🔻.

Globalement deux doctrines se font face. La doctrine sioniste Dahiya qui vise à prevenir toute réponse par la violence sur les civils. En face l’escalation progressive menée par les forces libanaises, syriennes, iraquiennes et yéménite, qui fera l’objet d’un article à part. Elle vise à faire payer la violence sioniste sur la Palestine par des frappes ciblées (camps militaires en Galillée, bases américaines en Iraq, navire israéliens en mer rouge) qui augmentent progressivement sans jamais être suffisantes pour provoquer une guerre avec les USA, en laissant à l’ennemi la possibilité d’un retour à la normal s’il se retire de Gaza. L’escalade a repris dangereusement depuis la rupture de la trève, et il est difficile de comprendre pourquoi les USA tolèrent le génocide de Gaza au pris de la remise en cause de leurs positions en Iraq. Le problème pour les sionistes est que jusqu’à présent s’arreter sans résultats présenterait une perte seche difficilement justifiable. Nonobstant les crimes sur les civils, leur armée est battue et le nord de la Palestine décolonisé jusqu’à présent.

RESISTER A L’HORREUR

Les atrocités à Gaza sont insoutenables. et il faut se positionner. La loi se positionne : contre le génocide. Les autres attitudes, y compris celles que l’on observe aujourd’hui en France, vont droit à la CPI, et il faudra « enforcer » cette règle. La présidente de l’assemblée a du revenir officiellement sur son soutient inconditionelle. C’est la première femme politique quantique ; s’est-elle ou non rendu sur place en notre nom pour soutenir le génocide de Gaza ? Difficile de prédire si la CPI prendra en charge Gaza ou si elle se désavoura à jamais, cedant son droit moral de couvrir les interventions militaires. Cependant, le simple dépot d’une plainte, et ses potentiels retombés sur les positions politico-médiatique française montre à quel point cette classe est instinctivement partie loin au dela du droit international.

Génocide à Gaza: une armée d’avocats saisissent la CPI

Soutient-on les palestiniens uniquement lorsqu’ils perdent ?

S’il faut montrer et déoncer le génocide à Gaza, je me méfie du culte des bébés morts, de l’effet des images et du culte des morts. Dieu est le Dieu des vivants. Je ne nie pas l’horreur ni le crime, mais ne dites pas des martyrs qu’ils sont morts.

Faites vous parti de ceux qui n’ont vu que Gaza détruite et pas ses exploits ? Ni compris la maitrise de l’escalade qui a permi le cessez le feu et d’arreter l’horreur ?

J’invite plutot à regarder pour ceux qui le peuvent, et regardent déjà les exploits militaires incontestables des palestiniens et des libanais, à regarder les vidéos du 7 et à comprendre l’erreur du hamas.

Il faut séparer les crimes du 7 ocobre en deux parties :

– les tirs de tanks et d’hélicoptères sur des maisons de kibbutz et des voitures en fuite, la question d’une application possible de la doctrine hannibal

– les executions de civils par les palestiniens. j’ai cherché des videos et j’en ai vu. on voit des tirs directs qui ne sont pas justifiés.

Il faudra attendre que des enquêtes sérieuses soeint menées pour mesurer l’ampleur des uns et des autres, et leur usage systematique ou non. Mais on ne peut pas nier en l’état qu’il y eu des crimes.

Il ne s’agit pas de « condamner le khamas », mais de soutenir la resistance palestinienne. Et rappeller qu’on ne peut généraliser le comportement de l’individu à celui du groupe ni celui du groupê à l’individu. le droit s’applique exclusivement à celui qui commet une action.

On sait, et Fanon le dit bien, l’inevitable du surgissement de l’oppressé dans le réel, et que sa forme sera sauvage. Je defend notre innocence face à l’ennemi.

Mais je rappel l’Islam, je rappel le droit de la guerre dans le Coran, et je rappel l’importance de la discipline révolutionnaire, en soi et pour la victoire. les peuples reconnaissent la resistance, et ils exigent aussi la droiture.

Si la peur de la defaite avait ammené aux fatwa de Qardawi, la victoire militaire incontestable des palestiniens montre qu’elles étaient une erreur. La brêche ouverte dans la muraille, le succès de la stratégie militaire et le retournement sioniste du narratif prouve la justesse du Coran. La victoire du 07 sans les meurtres n’aurait elle pas brillé de l’orient à l’occident ?

Que penses-t-on de l’invocation d’Isaïe pour justifier le génocide par l’intervention d’un « peuple de lumière » qui produit l’horreur ? Quel rôle doit jouer le religieux ?

Merci à tous les gazaoui que l’on a vu et que l’on n’a pas vu, et qui ont montré l’honneur de l’Islam, en soignant une veuve, en extrayant un orphelin du massacre. celui qui sauve une vie, c’est comme s’il avait sauvé toute l’humanité. et certainement il a montré la voie, al din lillah.

Des rapports de dominations en Palestine occupée

l’oppression n’est pas idéologique. c’est une structure materielle qui trie les humains. portiques, cameras, murs, barbelés, infrastrcuture, bulldozers, …

vous pouvez enlever toutes les idées et les drapeaux que vous voulez, l’oppression reste. les constructions idéologiques ne font que chapeauter un système d’oppression materiel.

quand l’occident dit defendre inconditionnellement le droit d’israel a se defendre, il signifie dans le réel, le droit de cette structure à faire feu sur la population pour se maintenir.

L’Occupation de la Palestine située dans le bloc occidental :

( beaucoup me demandent l’origine de la carte : https://bigthink.com/strange-maps/walled-world/ )


[on voit bien ici que l’argent est une force d’illusion. si le travail payait, la redistribution des pib ne serait pas celle de la carte. l’argent represente le pouvoir extractiviste d’une minorité sur les autres. l’argent ne fait que refleter l’état de la lutte des classes. et le conflit nord sud est une des modalités de cette lutte des classes au niveau mondial]

L’analyse de S. Bouamama : la tricontinentale avait designé trois luttes cruciales pour tout le sud. Des luttes dans lesquelles les victoires faisaient avancer tout le monde et les défaites reculer tout le monde. Le vietnam, la Palestine et l’Afrique du sud. Chaque victoire ou defaite dans un des trois affecte la lutte partout ailleurs.

La position stratégique de la palestine en fait un avant post crucial, pour le bloc capitaliste occidental. Avant post militaire – « un porte avion au proche orient -, route du gaz, controle du canal de suez et possible depassement via Eilat-Gaza, et récemment le gas de Gaza, dont le besoin est crucial pour l’Europe.

Se faisant soldats, les sionistes ont abandonné toute véléité de liberation et se soumettant à etre les soldats de l’occident, tout leur est passé.

Quand l’occident demande inconditionnellement la reconnaissance de l’état colonial, il introduit une confusion volontaire entre la structure coloniale et ses habitants. l’état sioniste leur importe beaucoup plus que les israéliens. or la possibilité pour toutes les populations présente de vivre en paix et d’ete sur un plan d’égalité au sens de l’état de droit, c’est justemlent la disparition de la structure coloniale au profit d’une aure entité.

Domination économique

« Israël utilise systématiquement les Palestiniens comme un marché colonial captif, pour acheter ses marchandises, travailler dans ses usines, et refuse aux Palestiniens le droit à l’indépendance économique et à l’autodétermination, tout comme il a refusé aux Palestiniens le droit à l’indépendance politique et l’autodétermination. Et briser ce contrôle économique est au cœur de tout mouvement pour mettre fin à l’occupation. […] Au cours de la première Intifada, les Palestiniens se sont organisés pour boycotter les marchandises israéliennes, boycotter les taxes israéliennes et développer l’autodétermination palestinienne, développer collectivement et construire une économie palestinienne qui était en dehors du cadre de l’occupation israélienne », Israël utilise les Palestiniens comme un marche colonial captif

« Olivia Elias démontre que « la paix par le progrès économique » proposée par les dirigeants israéliens est illusoire dans un contexte d’occupation-colonisation. …Conjuguée aux destructions massives opérées lors de la seconde Intifada et lors des opérations punitives contre Gaza, soumise à blocus depuis 2006, à l’accaparement croissant des ressources et aux restrictions / obstacles à l’activité économique, la fragmentation territoriale des TPO renforce la dépendance à l’égard de l’aide internationale. … Le constat que dresse l’auteur au terme de ces vingt années est accablant : forte régression de l’industrie et de l’agriculture, exportations anormalement faibles par rapport au produit intérieur brut (PIB), notamment celles des biens à forte valeur ajoutée, prédominance des très petites entreprises cantonnées au marché domestique, déficits structurels des finances publiques et contrôle du commerce extérieur dans lequel Israël se taille artificiellement la part du lion. Le coût de l’occupation apparaît exorbitant pour l’économie palestinienne : 6,9 milliards de dollars en 2010, soit 85 % du PIB… L’intitulé de la conclusion, « La souveraineté politique, préalable au développement », s’impose alors » Le dé-développement économique de la Palestine

« Mais la rente palestinienne est, à la différence de la rente perçue par les monarchies pétrolières, politique, en ce sens qu’elle ne résulte pas de l’échange d’une quelconque production marchande, mais de la tâche spécifique qui a été assignée à l’AP dans le cadre du « processus de paix », à savoir le containment des revendications palestiniennes durant une période transitoire au terme de laquelle un hypothétique État indépendant verrait le jour. La mise sous dépendance économique des zones autonomes palestiniennes est le fruit d’un long processus et ses implications sont éminemment politiques puisqu’elles freinent toute velléité d’indépendance réelle. » Le « développement économique » palestinien : miracle ou mirage ?

La contre insurrection

Cette doctrine contre révolutionnaire a été élaborée par la France suivant les défaites en Indochine puis en Algérie. Forcée par les faits, elle s’inspire beaucoup de l’approche stratégique soviétique : voir la guerre comme un prolongement de la politique et pas seulement des interets économiques. Elle vise à défendre les intérets coloniaux en intégrant la population et la propagande idéologique au maintient de l’ordre colonial et aux stratégies militaires. Pour contrer la mobilisation politique de la population dans les luttes coloniales et le support qu’apporte la population à la resistance.

Cette doctrine est reprise à sa manière par l’état sioniste qui est confrontée en permanence par la lutte palestinienne de libération. L’état sioniste et l’état français vont non seulement mettre en place cette doctrine mais aussi l’exporter en formant les troupes des dictatures coloniales en Afrique et en Amerique du Sud. L’opération condor est un exemple de la violence que prend ces stratégies. La micronie l’a mise en place dès son arrivée sur le territoire metropolitain, suscitant des inquiétudes y compris au sein de l’armée qui s’interroge de porter cette stratégie coloniale sur le territoire national. On pourrait y voir une application dans la violence de la repression contre les gilets jaunes. On n’est pas surpris d’y voir une importation des experiences sionistes d’un héritage commun.

« Depuis l’occupation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza en juin 1967, l’objectif principal d’Israël a été de faire respecter son pouvoir en gérant et en contenant la population palestinienne, en réprimant ses ambitions politiques et en dissuadant les Palestiniens de soutenir les activités de résistance. En plus de s’engager dans des interventions militaires, des démolitions de maisons, des assassinats ciblés et des arrestations, Israël a eu recours à deux autres méthodes mesurées pour museler les Palestiniens. » Pacification Without a Political Horizon: Why Israel’s Strategy to Control the Palestinians Is Failing

Le Problème du sionisme

Le sionisme n’est pas le judaisme. l’état sioniste, c’est une entité, sur toute la palestine. qui par le droit a construit une société divisée. les européens en haut, y compris non juifs, les sepharades, les ethiopiens, les arabes de l’interieur, les immigrés asiatiques, les arabes de jerusalem, les arabes des colonies. On trouve même quelques croyants juifs à chaque étage. Cette distinction entre les êtres humains, et les conflits qui en decoulent, sont définis par le droit. Pas par la religion. Avant la création du sionisme religieux, le judaisme était strictement opposé à ce nationalisme de type européen.

Que les attaques de ceux sous le murs soient ressenties comme des attaques contre les juifs, c’est certain. D’autant que l’idéologie du hamas elle même s’est longtemps baigné dans cette confusion, jusqu’en 2017. Mais on aurait été à rio, ça aurait été pareil. Le même mur. cette distinction religieuse et raciale appliquée sur la construction sociale est une confusion organisée par le sionisme. Ett qui a construit son monstre : le sionisme religieux. il y a donc une manipulation évidente e l’affect et de la mémoire collective orchestrée par le pouvoir.

Autre probleme : le sionisme n’a jamais été un mouvement de libération. Il ne s’est pas opposé aux pouvoirs, mais souvent opposé, de façon très bourgeoise, aux mouvements de resistance juive. Son oeuvre fut d’allé chercher des grandes puissances (d’abord les turcs !) pour se mettre à leur service. Et aujourd’hui que les puissances leur ont confié l’avant post qu’il désirait, il est pris au piège. il n’y a pas de lobby juif aux USA. il y a des retro commissions versées aux sénateurs pour les remercier de leur généreux financement. Les évangélistes americains ne demandent pas la permission pour faire des discours antisémites au king georges à Jerusalem. Et le sionisme a remplacé la france dans le developpement de la contre insurrection au niveau mondial.

Le sionisme n’est pas seulement pris au piège de la colonisation. il est enfermé dans la guerre imperialiste. les US ne laisseront jamais leur avant poste qui controle le commerce entre l’asie, l’afrique et l’europe. ils sont condamnés à être des soldats en guerre contre le monde arabe. le racisme vient de là. il est inamovible au niveau de l’état à cause de cette situation de guerre permanente. quelque soit la pertinance des idéologies sous le mur, elles ont raison de vouloir dégager cet état. la liberation des juifs en Palestine, comme la possibilité pour les israéliens de vivre en paix, repose sur la capacité des palestiniens à detruire la racialisation du conflit.

Pourquoi la paix est impossible, alors que c’est l’interet immédiat de toute la population, que partout ou israéliens et arabes travaillent ensemble ils tissent des liens normaux ? C’est bien le sionisme qui a interdit les arabes dans les syndicats. Il y a bien un conflit constant entre l’interet et une ethique populaire avec une structure politique de domination qui veut se preserver elle même. c’est elle qui s’appelle sionisme, qui est la réalisation historique du projet sioniste.

Et c’est bien parceque cette structure sioniste est intégrée dans l’infrastructure occidentale qu’elle est forcée à la guerre. qu’elle est coloniale et donc raciste. sans le sionisme les israéliens, dans leur grande diversité, pourraient vivre en paix en palestine avec les autres.

Structure Politique

On parle souvent de la resistance israélienne à Netnayhau comme la solution au probleme. Sans jamais dire d’ailleurs que les camps de réfugiés sont en conflit armé constant avec l’Autorité Plaestinienne. Séparemment, peut-on dire qu’ils font respectivement le travail contre leur gouvernement ? Et que cela suffit ?

Certes il y a des israéliens qui participent aux manifestations en cisjordanie, ou tournent sur les collines pour protéger les palestiniens des colons. mais ils sont malheureusement peu nombreux. les colons, armés, qui pourchassent les palestiniens, coupent leurs arbes, voir les assassinent, comme a huwara il y a qqs mois. 200 morts palestiniens en 2023 avant le 07.10 (40 enfants), +200 en cisjordanie depuis le 07.10. tous civils.

La lutte des israéliens contre leur gouvernement se porte sur des affaires de démocraties, de corruption, de cout de la vie. Sans parametres antiracistes, égalitaires, ni pour mettre fin au rapport de domination entre les deux structures. Avec parfois à gauche un vague désir de paix et de laicité. Et un coalition Hadashu, une alliance parlementaire de gauche radicale israélienne juive et arabe, qui des organisations, autour du parti communiste israélien. Malheureusement minoritaire, avec 5 sièges. Comem aprtout dans le monde.

A Jerusalem la situation est très tendue, et la grande majorité des habitants sont des colons, très agressifs avec les palestiniens. ils les delogent de chez eux et s’implantent de force dans les quartiers arabes dont les maisons sont rasées. Là encore, l’effort est appuyé sur l’infrastructure, c’est la construction du tramway par Alsthom qui a permi l’invasion de la vieille ville par les colons. Il y a des juifs religieux radicaux style amish a mea shearim qui sont contre le sionisme et voudraient vivre dans un état palestinien. sympa, mais la condition des femmes parmi eux laisse vraiment à désirer.

C’est surtout dans les autres grandes villes, comme tel aviv et haifa que des israéliens juifs et arabes cohabitent et surtout travaillent ensemble (à l’hopital par exemple). et se tissent des liens. Accompagné d’une sous classe de travailleurs qui viennent legalement ou pas de cisjordanie. le travail illégal permet (comme ici) bas salaire et zero droits. Le mlur n’empeche pas les travailleurs de passer même illégalement. Il valide la construction politique, le deni de droit et l’enclave palestinienne.

Il est difficile pour la population de tisser des liens syndicaux égalitaires, ou des constructions sociales populaires mélangées et les status politiques sont très différents. Le probleme n’est pas ethnique, il est ethnicisé : le droit israélien constitue des strates, des castes – y compris parmi les juifs – qui hierarchisent la société. la première lutte est donc pour l’égalité des droits. et cela signifie la fin de l’état sioniste dans sa forme actuelle, qui institutionalise une racialisation de la société.

Les deux structures sionistes et palestiniennes ne sont pas en concurence. en aucun cas. la structure palestinienne est intégrée et dominée par l’entité sioniste. ce ne sont pas deux structures en guerre, mais un rapport colonial de peiplement entre un état capitaliste moderne et son économie indigène captive. Ces deux structures ne sont pas indépendantes, il n’y a pas deux imperialismes en guerre, avec des interets contradictoire. Qui seraient également manipulés par leurs extremes.

Ce deux structures forment un seul bloc économique et politique. la cisjordanie est une economie captive, en tant que reserve de main d’oeuvre, séparée par un mur qui marque la fin du droit, comme a rio de janeiro. c’est aussi un marché capti pour les productions du territoire de 48 : l’import de toute marchandise étrangère qui serait en concurence avec des marchandises produites dans 48 est interdite.

il n’y a pas d’état ni sur la cisjordanie, ni sur gaza qui puisse representer defendre et organiser la production de marchandises. La Palestine est officiellement dirigée par une bourgeoisie compradore corrompue par les donations internationales, qui a pour unique fonction des fonctions de police sur la population palestiniennes. elle n’a ni état, ni interets capitalistiques. Sauf à Gaza, ou le Hamas, un parti national conservateur, a resisté à l’eviction et gère la bande de Gaza, avec le minoritaire FPLP, le JI et les restes du Fatah réunits dans sarayat al Quds.

La lutte des camps palestiniens contre l’AP contient la lutte contre la corruption, la lutte pour l’égalité et le droit et surtout la lutte contre l’occupant. les camps demandent explicitement la fin de la cooperation sécuritaire de l’AP avec l’occupant. si l’on replace cela dans la structure de domination entre les deux entités, cette demande exprime clairement la fin des rapports de domination colonial, economiques, politiques.

Enfin, la réponse aux questionnement sur le progressisme ou le reactionnaire des palestiniens a déjà été formulée mille fois par les LGBT : le premier et plus urgent combat est celui contre l’occupation. « mirage gay à tel aviv » + « derrière les fronts » formulent exactement la même réponse et le même constat : le racisme colonial s’applique également aux gays palestiniens à tel aviv. la société palestinienne ne peut pas avancer sous l’occupation. Un tribune féministe récente va dans le même sens.

Tout est écrit, documenté, explicité depuis longtemps. il n’y a pas égalité, il n’y pas partage des fautes, il n’y a pas des extremistes bourgeois des deux camps qui manipuleraient les proletariats respectifs. Cette lecture est la dernière ligne de défense de ceux qui defendent la Palestine sans en défendre la libération. Comme par exemple le très bon canard refractaire issu des gilets jaunes, qui malheureusement reste bloqué sur la thèse complotiste qui verrait dans le Hamas une seule création de Netnayhau. Or ce n’est pas un conflit inter-imperialiste c’est un conflit colonial.

Un état pour solution ?

plusieurs solutions proposées par les difféerents parti communistes :
▪️ un seul état qui ne distinguent plus ses populations
▪️ deux états sur les frontières de 67
▪️ deux états par autodetermination des populations

les contraintes :
▪️ égalité des êres humains
▪️ démentellement des colonies y compris à Jerusalem Est.
▪️ autodetermination des palestiniens
▪️ autodefense des juifs


▶️Solution possible : un seul état égalitaire avec droit à l’auto organisation et auto defense des citoyens juifs ? ce serait quasiment la situation pendant les premiers temps de l’Islam, quand fut restauré la présence juive en Palestine et à Jerusalem contre les byzantins, jusqu’à l’arrivée des croisées qui tuèrent indifféremment les populations juives et arabes.

Recemment H. Bouteldja exprime assez bien certaines idées fortes. Dans un live il y a quelques jours :
– le nationalisme n’est pas une solution en soi, il nous est imposé par le colonialisme et la resistance au colonialisme. Vers 53′ de la discution ci dessous :

https://twitter.com/ParolesDHonneur/status/1726305180528845100


Sarkozy frappa à coup de marteau sur « la gauche » avec la loi de 2004

Sarkozy frappa à coup de marteau sur « la gauche » avec la loi de 2004. L’effet obtenu, la fracture sociale, la division politique, l’immobilisation de l’adversaire, fut que ce coup fut ré utilisé ad nauseam. Jusqu’à devenir un moyen de gouvernance.

La « droite la plus bête du monde » a rendu définitivement inopérante toute resistance de masse. Elle a beau marteler maintenant contre le wokisme, la division des luttes et des communautés est maintenant un fait avéré. Le terme « allié » décrit une réalité insupportable, dans lequel mon frère, ma soeur, mon camarade sont potentiellement un ennemi. Pourtant c’est une réalité ancienne, qui fait surface. Qu’elle devienne visible montre qu’on en vient à la dépasser.

Nous sommes passés d’une mise à l’écart politique des pauvres et des étrangers, telle que nous la vivions encore dans les années 90 – malgré les efforts du MiB qui passaient pour des extra terrestres – à cette division des identités qui fragmentent les lutes. Et devient une nouvelle réalité qu’il faut prendre en compte.

Les gilets jaunes, puis la révolte de 2023 ont pourtant apporté un vent frais et une union nouvelle, avec une jeunesse bien plus au fait des problemes de racisme, de féminisme, d’écologie, de violences policières. Des mouvements qui rassemblent 80% de la population voient le jour. Et détournent les parcours individuels vers une réalité commune, une réalité de classe, de plus en plus partagée par tous.

Pourtant cette droite menaçante est toujours capable d’inonder le débat public. Et Sophie Binet de le rejoindre. Leur capacité à forcer le débat sur des problématiques racistes doit etre combattue.

Ces dernières semaines ont vu la fin du grain deal et l’indépendance de la françafric. Le prix des céréales et de l’energie explose, l’uranium va manquer, les ports de Bolloré sont définitivement menacés. L’option militaire s’affirme, en même temps que son impossibilité diplomatique et logistique.

Le contexte historique et international est bien plus proche de la victoire, en tout cas de la lutte, que le débat et l’idéologie en france ne le montrent. Nous devons, car nous pouvons, rassembler sur des lignes radicales. Peut importent les directions politiques et syndicales, les troupes sont bien plus proches de se rassembler que ne le montre le débat.

C’est l’heure d’être exigeant, de dépasser les lignes imposées par en haut. Nous voulons et nous devons marcher ensembles, exiger les positions les plus combatives sur tous les fronts. Car c’est le discours que nous les pions attendons et que c’est l’heure de les prononcer.

Malgré leurs discours démobilisateurs, ils seront obligés de nous rassembler à nouveau, car c’est leur programme que de nous attaquer tous de fronts. Préparons nous à intervenir dans le débat et dans le réel, quand ce sera le moment. A nous de faire vivre une ethique et une stratégie des pions.

Hasta la victoria, siempre.